Celui-ci raconte une querellesimilaire dont il avait été témoin entre des gens d’origines différentesprétendant que le soleil brille sur toute la terre. De même, dit-il, chaquereligion tente de s’approprier Dieu, alors que celui-ci se manifeste à tous parla nature. La nouvelle se conclut par le « profond silence »gardé par « tous les gens du café »après ces paroles de sagesse.

     «  Dans « le café deSurate » comme dans la Chaumière indienne nous retrouvons ce malicieuxenjouement qui caractérisait Bernardin de Saint-Pierre en belle humeur et quin’allait pas au-delà du sourire …. L’ironie de Bernardin e, est l’ironieattique, socratique, d’un sel léger, d’une amertume parfumée. Ses récits sontplutôt le caractère de l’apologue, de la parabole que de la satire. Ils fontpenser à La Fontaine »6. 1.2.        Les Vœux d’un solitaire :         Les vœux d’un solitaire et la suite des vœux d’un solitaire étaient destinésà composer le cinquième volume des Étudesde la Nature ; publiés ensemble en 1789, Didot fit une édition séparéede la première partie, la même année.

 « Vœux pour le roi, le clergé, lanoblesse, le peuple, la nation. L’exercice de toutes les professions devraitêtre permis aux gentilshommes. Nécessité d’abolir l’esclavage, d’octroyer auxindigènes les droits de citoyen actif, et d’augmenter par tous les moyens lapopulation coloniale » (INED). Escoffier, 34 ; INED .Librairie : Bonne foiLivres Anciens            Du produitde ces premiers ouvrages, BernardindeSaint-Pierre acquit un petit ermitagedans la rue de la Reine Blanche, l’une des plus retirées  de Paris. Il y vivait tranquille laRévolution éclata.

C’est alors, en 1789, qu’il écrivit les Vœux d’un solitaire, ce sont les vœux d’un homme de bien, exprimés aveconction, quelquefois avec éloquence.            6.  Lescure,M. de, Bernardinde Saint-Pierre (ParisLecène, Oudin et Cie, 1892, p 222).

Best services for writing your paper according to Trustpilot

Premium Partner
From $18.00 per page
4,8 / 5
4,80
Writers Experience
4,80
Delivery
4,90
Support
4,70
Price
Recommended Service
From $13.90 per page
4,6 / 5
4,70
Writers Experience
4,70
Delivery
4,60
Support
4,60
Price
From $20.00 per page
4,5 / 5
4,80
Writers Experience
4,50
Delivery
4,40
Support
4,10
Price
* All Partners were chosen among 50+ writing services by our Customer Satisfaction Team

                 Bernardin commence la rédaction des Vœux six mois avant leur parution enseptembre 1789. Le Mercure de Francesuggère que cet ouvrage a été commencé à l’époque de la convention des EtatsGénéraux, c-à-dire en mai 1789. L’auteur lui-même débute  LesVœux par ces mots : « Le premier mai de cette année 1789, jedescendis, au lever du soleil, dans mon jardin », ce qui porte à confirmerl’assertion du Mercure. Pourtant dans son préambule, Bernardin nous précise quand il a commencé son écrit : « j’aidonc tâché  de calmer les esprits exaltés… et surtout de mettre en ordre ces Vœux pour la félicité publique, dont jem’occupe depuis six mois ».

                                        Enfait, nous ne pouvons pas être sûrs que l’auteur nous dise absolument lavérité. Il semble que le préambule ait été après la rédaction des Vœux parce qu’il parle des émeutes àParis. Il  est possible que l’expression ‘six mois’signifie seulement une assez longue période ». (Les Vœux d’un Solitaire,p669B).               Nous pourrons dire que Bernardin est un réformateur, et cela sevoit aux images qu’il utilise : il compare l’Etat à une balance romaine etla Nation à un vaisseau dont le peuple est la carène, la noblesse est ladéfense, le clergé les voiles et la royauté le gouvernail avec le roi commepilote : « Je considère le roicomme un soleil, dont l’emblème est celui de ses glorieux ancêtres ; leclergé et la noblesse comme deux corps planétaires qui tournent autour dusoleil, en réfléchissant sa lumière ; et le peuple, comme le globe obscurde la terre que nous foulons au pied mais qui cependant nous porte et nousnourrit ». (LesVœux d’un Solitaire, p 679B).

             En préambule, Bernardin de Saint-Pierre émet un doute quant aux décisions del’Assemblée Nationale, qui ne saurait à elle seule prendre des décisions justespour le peuple. Sa réflexion politique tourne autour d’un équilibre despouvoirs. La prose de l’auteur se caractérise, même dans cet essai politiquepar un accent de sincérité très personnel, le discours étant émaillé  de maintes touches autobiographiques. 1.3.        De la nature de la morale :          De la nature et dela morale parut en 1798.

Lapréoccupation de Bernardin n’est pas seulement de mettre en évidence desfinalités, mais aussi de faire émerger des corrélations signifiantes, descorrespondances entre l’homme et les objets naturels, certainement un langagequi leur serait commun.       En outre, la nature donne à lire auxyeux des hommes les lois divines à travers des paysages que l’être humain a ledevoir de déchiffrer. C’est dans cette tension tout à la fois morale etesthétique que s’inscrit le rôle de l’œil. Cependant, pour comprendre ce rôle,un détour par l’ontologie et la physique de l’auteur est nécessaire.          « Tous les ouvrages de la natureont les besoins de l’homme pour fin, comme tous les sentiments de l’homme ontla Divinité pour principe. Ce sont les intentions finales de la nature qui ontdonné à l’homme l’intelligence de tous ses ouvrages, comme c’est l’instinct dela Divinité qui a rendu l’homme supérieur aux lois de la nature ».

7           Les Etudes et lesHarmonies de la nature sont une théologiepoétique dont la matière s’inspire de l’œuvre de Platon et des spéculationsmétaphysiques des auteurs chrétiens sur le thème de la participationuniverselle. L’idée majeure de Bernardin est que la nature enseigne l’homme par le paysage.En refusant de soutenir l’idée du déluge universel lié à un châtiment divin, Bernardin s’est reproché des  naturalismes pour qui lacoexistence de l’esprit avec la chair, loin d’être dégradante, constituait uneétape du   mouvement vers la divinité.Pour lui, comme pour eux, l’œil est la